La parole comme levier de soin mais pas que...
- Isabelle Bidaut
- 3 avr.
- 1 min de lecture
La parole est souvent ce que l’on croit connaître le mieux… et pourtant, c’est peut-être ce que nous habitons le moins. Dans mon travail de psychanalyste et d’accompagnante psychocorporelle, je rencontre des personnes qui parlent beaucoup… mais qui ne s’entendent pas. D’autres, au contraire, ont longtemps retenu leurs mots, jusqu’à ce que le corps prenne le relais : tensions, douleurs, fatigue inexpliquée.
La parole n’est pas simplement un moyen de raconter. Elle est un acte. Un mouvement. Un passage. Quand une personne commence à dire ce qui, jusque-là, n’avait pas de place, une émotion, une peur, une honte, un souvenir, il se produit quelque chose de très concret. Le corps se relâche, la respiration change, une forme de réorganisation intérieure s’opère.
Dans cette perspective, parler n’est pas seulement “vider son sac”.
C’est créer du lien : entre ce que l’on ressent et ce que l’on comprend, entre le passé et le présent, entre le corps et la pensée. Mais pour que la parole devienne réellement thérapeutique, elle a besoin d’un cadre. D’une écoute particulière. Une écoute qui ne cherche pas à corriger, ni à interpréter trop vite, mais à laisser émerger ce qui est juste pour la personne.
C’est dans cet espace que la parole devient un levier de transformation. Elle permet de sortir de la répétition, de redonner du mouvement là où quelque chose s’était figé, et parfois simplement… de se rencontrer soi-même pour la première fois.*
Isabelle Bidaut - Psychanalyste - Praticienne psychocorporelle - Accompagnante de transitions de vie.
Génis en Dordogne et en téléconsultation.




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