Quand le corps participe à la transformation
- Isabelle Bidaut
- 3 avr.
- 2 min de lecture
Pendant longtemps, la psychanalyse s’est concentrée principalement sur la parole.
Or, l’expérience clinique montre aujourd’hui une évidence : le corps parle lui aussi.
Certaines émotions, certains traumatismes ou certaines mémoires ne passent pas seulement par les mots. Ils s’inscrivent dans les tensions, les douleurs, les blocages ou les réactions corporelles.
C’est pourquoi de nombreux thérapeutes intègrent aujourd’hui des pratiques psychocorporelles au travail analytique.
Quand le corps garde la mémoire
Le corps enregistre les expériences de vie.
Un choc émotionnel, une peur intense ou un traumatisme peuvent laisser des traces comme : • des tensions musculaires
• des tremblements
• une respiration bloquée • une fatigue chronique
• des réactions émotionnelles incontrôlables
Ces manifestations ne sont pas seulement physiques. Elles sont souvent l’expression d’une mémoire psychique non intégrée. Le corps devient alors une porte d’entrée vers l’inconscient. Relier la parole et la sensation
Dans une approche intégrative, la parole reste centrale. Mais elle peut être soutenue par l’écoute du corps.
Par exemple, on peut explorer :
• une sensation corporelle qui apparaît pendant la séance
• une émotion qui se manifeste dans la respiration
• un blocage ressenti dans le ventre, la poitrine ou la gorge
Ces signaux corporels permettent parfois d’accéder à des zones de l’histoire personnelle qui étaient difficiles à nommer.
Le corps aide à retrouver le chemin vers l’expérience émotionnelle authentique.
L’apport des pratiques psychocorporelles
Certaines pratiques peuvent soutenir ce travail :
• la kinésiologie
• la respiration consciente
• la relaxation profonde
• la conscience corporelle
• certaines approches somatiques du traumatisme
Ces outils ne remplacent pas la psychanalyse.
Ils l’enrichissent, en permettant d’intégrer ce qui a été compris au niveau mental.
Car comprendre une blessure ne suffit pas toujours : il faut aussi la ressentir, la traverser et la libérer dans le corps.
Transformer plutôt que simplement comprendre
Le travail thérapeutique devient alors un processus global.
La personne peut progressivement :
• comprendre son histoire
• ressentir ses émotions

• libérer certaines mémoires corporelles
• retrouver une circulation plus fluide de l’énergie et de la vitalité
C’est souvent à ce moment-là que les changements deviennent réellement durables.
Un chemin d’alignement
Lorsque la parole, le corps et les émotions sont réunis dans le travail thérapeutique, quelque chose s’apaise. La personne retrouve peu à peu un sentiment d’unité intérieure.
L’objectif n’est pas de devenir quelqu’un d’autre, mais de se rapprocher de ce que l’on est profondément.
Isabelle Bidaut – Psychanalyste &Praticienne psychocorporelle - Accompagnante de transition de vie. Consultations à Génis 24160.
Vous souhaitez entamer un travail thérapeutique ou simplement vous renseigner ? N’hésitez pas à me contacter.



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